Quelle peinture pour les voitures anciennes?

Une bonne peinture pour les autos de collection

peinture voitures anciennes

Une voiture ancienne doit-elle être repeinte dans sa couleur d’origine ? C’est actuellement, avec la qualité du produit, un sujet de débats entre collectionneurs de voitures anciennes lorsqu’ils doivent repeindre leur bijou.

Les voitures anciennes, qu’elles datent des années 50 ou 70, possèdent des carrosseries bien plus fragiles que les voitures contemporaines. À l’époque, les bas de caisse attaqués par la rouille, après trois hivers rigoureux et les nombreux salages des chaussées, étaient très répandus. Les peintures de l’époque n’étant pas aussi performantes qu’aujourd’hui, les ailes et les portières étaient les cibles privilégiées de la corrosion. La rouille mangeait la tôle et un trou finissait par se former lorsque le carrossier n’intervenait pas à temps.peinture voitures anciennes

Cellulosiques ou acryliques : le débat des anciens contre les modernes

Pour les propriétaires de voitures anciennes, la restauration de la carrosserie se révèle le poste le plus onéreux avec celui de la sellerie. Une peinture complète coûte en général entre 5000 et 10 000 euros en fonction du modèle et de sa rareté. ll peut parfois en coûter plus si le véhicule est vraiment mal en point ou nécessite un décapage total. Le prix pour repeindre une 2CV n’est pas le même que celui pour une traction ou une Bugatti.

Les peintures anciennes employées pour recouvrir les carrosseries étaient des produits cellulosiques. Ces peintures nécessitaient de nombreuses couches et les solvants utilisés étaient fortement toxiques. Lors d’une restauration, il faut tenir compte que le coût des matières premières n’est pas négligeable. Sans évoquer bien sûr la main d’oeuvre qui de loin est le poste le plus lourd.

Certains collectionneurs préfèrent les cellulosiques (peintures à base de cellulose nécessitant des solvants comme l’acétone) aux peintures acryliques (peintures solubles à l’eau). Elles sont utilisées aujourd’hui par les carrossiers, pour leur pouvoir couvrant et leur profondeur obtenue par lustrage. L’application d’une peinture cellulosique nécessite davantage de produit et d’huile de coude qu’une peinture contemporaine.

Les peintures acryliques sont dorénavant privilégiées aux peintures glycérophtaliques et polyuréthanes (toutes deux des peintures à base de résines synthétiques et d’alkyde). Moins nocives, elles sont apparues dans les années 90. L’application est maintenant parfaitement maîtrisée et la peinture vieillit bien. Elle est stable et ne passe plus au soleil. Un vernis passé en finition lui octroie son brillant et renforce sa solidité.

Matching colors et matchings numbers pour une plus-value

Aujourd’hui, Glasurit reste une référence en matière de marque de peinture. Fondée en 1888, cette entreprise possède les plus anciennes archives en matière de palette de teintes. Les bains d’origine n’existant plus les peintres sont obligées de retrouver leur composition.

À partir d’un échantillon, le spectromètre détermine précisément le mélange. Il permet ainsi de recréer celui-ci avec une peinture plus résistante aux UV et à la corrosion. Peinture d’origine ou nouvelle teinte, les puristes préfèrent redonner leur teinte initiale à leurs bolides. Ils privilégient les matching colors et les matching numbers. Ces caractéristiques garantissent des restaurations d’origine et la valeur de la voiture à la revente.