Rétromobile 2026 : une vente aux enchères spectaculaire qui redessine le marché de la voiture de collection
La vente aux enchères organisée à Paris dans le cadre de Rétromobile 2026 restera comme l’un des temps forts du marché automobile de collection européen. Pour sa première vente officielle en France, Gooding Christie’s a frappé fort, totalisant plus de 50 millions d’euros d’adjudications lors d’une session très attendue, organisée le 29 janvier 2026 au Paris Expo Porte de Versailles.
Dans un contexte international marqué par une plus grande prudence des acheteurs, les résultats parisiens confirment une tendance claire : le marché reste solide, mais il est désormais ultra-sélectif. Les voitures irréprochables s’envolent, tandis que les estimations jugées trop optimistes sont sanctionnées.
Un total supérieur à 50 millions d’euros et un taux de vente solide
Avec environ 50,4 M€ réalisés et près de 80 % des lots vendus, la vente Gooding Christie’s s’impose immédiatement comme l’une des plus importantes enchères européennes de l’année. Ce chiffre place Paris au même niveau que certaines grandes ventes de Scottsdale ou de Monterey, confirmant que la capitale française est devenue une place incontournable pour les collectionneurs internationaux.
Mais au-delà du total global, ce sont surtout les résultats individuels qui racontent l’histoire de cette vente Rétromobile 2026.
La Ferrari 288 GTO, star absolue de Rétromobile 2026
La vedette incontestée de la vente est sans surprise la Ferrari 288 GTO de 1984, adjugée pour 9 117 500 €. Ce résultat constitue un sommet pour le modèle et confirme le statut de la 288 GTO comme pierre angulaire des grandes collections Ferrari. Longtemps considérée comme une “supercar moderne”, elle est aujourd’hui pleinement intégrée au cercle très fermé des Ferrari historiques à très forte valeur patrimoniale.
Cette adjudication illustre parfaitement l’appétit du marché pour les voitures réunissant rareté, authenticité et état exceptionnel, même lorsque les montants dépassent largement les estimations initiales.
Les hypercars modernes trouvent aussi leur public
Autre résultat marquant, la Ferrari FXX K Evo a été vendue 6 980 000 €, établissant elle aussi un record pour ce modèle radical, réservé à un programme très exclusif de clients Ferrari. Cette vente démontre que le marché ne se limite plus aux seules voitures anciennes : certaines hypercars contemporaines, lorsqu’elles sont extrêmement rares et bien documentées, deviennent déjà des objets de collection à part entière.
Les chefs-d’œuvre d’avant-guerre toujours très recherchés
La vente Rétromobile 2026 a également mis à l’honneur les grandes automobiles d’avant-guerre. La spectaculaire Talbot-Lago T150-C-SS Teardrop Coupé de 1938 a été adjugée 6 755 000 €, confirmant l’attrait constant pour ces œuvres d’art roulantes au design intemporel. Dans le même esprit, une Bugatti Type 57C Atalante a dépassé les 2,25 millions d’euros, rappelant la place centrale des marques françaises historiques sur la scène internationale.
Supercars classiques et youngtimers de prestige au rendez-vous
Les sportives des années 1960 et 1970 ont également enregistré de solides résultats. Une Lamborghini Miura P400 SV a ainsi trouvé preneur pour environ 3,38 M€, confirmant que la Miura reste l’une des supercars les plus désirables du marché. Plus récente, une Ferrari Monza SP1 s’est vendue autour de 2,48 M€, preuve que certaines créations modernes très exclusives bénéficient déjà d’une reconnaissance patrimoniale.
Des invendus révélateurs d’un marché plus exigeant
Si les résultats sont impressionnants, la vente Rétromobile 2026 a aussi envoyé un message clair : tout ne se vend plus à n’importe quel prix. Plusieurs modèles très attendus, notamment certaines Ferrari 250 prestigieuses, n’ont pas trouvé preneur. Loin d’être un échec, ces invendus traduisent un rééquilibrage du marché, où les acheteurs analysent de plus en plus finement l’historique, l’originalité et la cohérence des estimations.
Une vente charnière pour Paris et le marché européen
Avec cette vente record, Rétromobile 2026 marque une étape importante pour Paris, qui s’impose désormais comme une place forte des enchères automobiles internationales. Pour les collectionneurs comme pour les investisseurs, les enseignements sont clairs : le marché reste dynamique, mais il récompense avant tout l’excellence, la rareté et la transparence.
